Au Cameroun, des dizaines de villageois tués dans des combats intercommunautaires

Plus de 30 villageois ont été tués dans l’ouest du Cameroun dans une attaque menée durant le weekend par une ethnic rivale, ont announcement, lundi 27 juin, l’Eglise presbytérienne, une ONG locale et une source militaire.

Le massacre, au cours duquel des hommes, des femmes et des enfants ont été brulés et mutilés, a été perpétré, samedi et dimanche, dans le village de Bakinjaw de la commune d’Akwaya, proche de la frontière nigériane, a assurance, par téléphone, le révérend Fonki Samuel Forba, porte-parole de l’Eglise presbyterienne du Cameroun. « Plus de 30 persons ont été tuées »at-il ajoute.

Ce drame s’est déroulé dans la région du Sud-Ouest, l’une des deux régions anglophones du Cameroun, où un conflit très meurtrier oppose depuis plus de cinq ans des groupes armés séparatistes aux forces de l’ordre, dont les civils sont les principales victimes. Mais rien ne semble, pour l’heure, lier le massacre à cette guerre, selon les sources contactées par l’Agence France-Presse qui ont toutes confirmé les memes circonstances et le bilan.

Des maisons incendiées

“Tout a commencé par un conflit foncier between les Oliti et les Messaga Ekol d’Akwaya (…) le 29 avril, les Oliti ont attaqué et tué plusieurs Messaga Ekol dans leurs fermes, les Oliti ont, ensuite, mobilisé et reçu le soutien d’hommes armés qu’ils avaient engagés et ils ont lancé de très violentes attaques inhumaines et destructrices contre les Messaga Ekol »a, ensuite, precise le révérend Forba dans un communiqué. “Dans ces attaques, des maisons ont été incendiées et des personnes brûlées dans leurs maisons, certaines ont également été décapitées »precise, de son côté, l’Eglise presbyterienne.

Cinq Nigérians figures parmi les morts, selon le communiqué, qui contient des photos des cadavres d’une dizaine de victimes, dont celles d’enfants, allongées sur le sol en terre battue d’un village, certaines calcinées ou mutilées. L’Eglise presbytérienne assure que les clichés ont été pris dans le village après l’attaque. « Des hommes armés ont lance une attaque sur la communauté Messaga, des jeunes gens, des femmes, des enfants et même des personnes âgées ont été tués. Certaines ont été tuées dans leurs maisons, d’others than qu’elles se rendaient aux champs »a precise, pour sa part, l’officier de l’armée.

“Il ya une guerre intercommunautaire qui dure depuis des années à Akwaya. Les Oliti, qui habitent in the center [du district] d’Akwaya, so not regulated victims of attacks des populations voisines. It’s something that’s revolted and that’s what it’s about to lead to a bain de sang »a assured le responsible d’une ONG locale.

Conflicts between ethnic groups frequently

The conflicts among communautés or ethnic groups that are frequent in Cameroun, but also that people are localized in the extreme north of the country. A la fin du mois de December 2021, au moins 44 people available été tuées et 111 blessings in two semaines dans la région de l’Extreme-Nord, enclavée between le Nigeria, le Tchad et le Niger, a zone où ces affrontements sont relativement Frequents de part et d’autre des frontières.

Les regions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont le théâtre, depuis plus de cinq ans, d’un conflit meurtrier entre des groups armés réclamant l’indépendance d’un Etat qu’ils appellent l’« Ambazonia » et des forces de sécurité massivement deployées par le pouvoir du président Paul Biya, 89 ans, qui dirige le Cameroun d’une main de fer depuis près de quarante ans.

A partie de la minorité anglophone de ce pays dominé par les francophones s’estime ostracisée et marginalisée. Le conflit a fait plus de 6 000 morts depuis la fin de 2016 et forced plus d’un million de personnes à se déplacer, selon l’ONG International Crisis Group (ICG). Les rebelles comme les militaires et les policiers sont régulièrement accusés par les ONG Internationales et l’ONU de commettre exactions et crimes against les civils. Lundi, l’ONG international Human Rights Watch (HRW) a de nouveau déploré dans un rapport que les rebelles séparatistes commettent des “Violations graves des droits humains” in the North East and the South East. Elle a aussi accusé “The Governmental Forces” des memes violations.

Le Monde with AFP

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