Castres Olympique : “J’ai su très vite qu’il deviendrait entraîneur”, quand Henry Broncan raconte son fils Pierre…

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Figure historique du rugby, Henry Broncan, toujours à la tête d’un club (Entente Miélan Mirande Rabastens) a accepté de nous conter Pierre, son fils.

Le jour où il a su que Pierre deviendrait entraîneur

« Je l’ai su très vite des qu’il était jeune joueur à Lombez. Des qu’il a joué un peu en première, il a entraîné les cadets parce qu’il était passionné. Mais à Lombez tout le monde est passionné. Jamais on lui a dit « tu vas entraîner ». Il a toujours eu un penchant pour entrainer. Quand il joait, c’était un joueur moyen. Un petit Fouroux à son niveau : c’est-à-dire meneur d’hommes et toujours capitaine. Je me rappelle en minimes, cadets, juniors, il était capitaine de l’équipe. Il était très pénible avec les arbitres – et ça continue d’ailleurs – because qu’il connaissait le règlement par cœur et parfois il se heurtait à l’incompréhension des arbitres. Et ça, il ne supportait pas. »

A passion in heritage?

« La passion, je lui ai transmis mais sans vouloir le faire, je ne lui ai jamais imposé de jouer au rugby. Il a debute au foot. Il faut savoir also que durant les problems qu’il a eus dans sa vie, il a été aidé par le monde du rugby. Des gens comme René Daubriac, les Lombéziens, les Samatanais l’ont aidé à traverser des périodes difficiles. La passion oui mais c’est also bien sûr un gros travailleur. Il se repasse des matches et voit beaucoup de rencontres qui se déroulent dans le monde entier. Très jeune, il a été branché sur les technologies. Il est très vidéo, contrairement à moi qui ai toujours fait suivre le stylo et le carnet.”

Les voyages pour apprendre

« Il a eu cette chance d’avoir beaucoup voyage. Moi quand je passe les limits du Gers je suis à l’étranger. C’est pour ça que cela ne me dit rien de monter vendredi soir à Paris. Il a fait beaucoup de clubs et il a toujours rencontré des personnages extraordinaires like Xavier Péméja or Jean-Pierre Elissalde. Mais il n’y a pas que cela. Dans le monde du rugby, il ya des inconnus qui sont de formidables entraîneurs ou éducateurs. Il a eu la chance partout ou il est passé de trouver des genes passionnés. Le dernier, c’est Eddie Jones. Je me suis retrouvé un dimanche matin chez Pierre avec Eddie Jones. J’ai passé an extraordinaire moment avec ce type qui était habillé comme moi à little près, soit très simplement, avec un sac sur le dos. Pierre est dans l’échange permanent. »

Son style de rugby

« C’est un rugby efficace et pragmatique. Oui, c’est le rugby qu’on pratiquait à Lombez-Samatan qui ne faisait peut-être pas lever les foules mais il a été habituité à ce rugby-là, c’est-à-dire tirer le maximum d’un groupe . Je crois que Castres lui correspond très bien. Je ne dis pas que c’est le rugby des pauvres parce que Castres n’est pas pauvre mais c’est un peu un rugby gersois. Il a une énorme confiance en les joueurs moyens. Ce joueur qui n’a pas beaucoup de moyens mais qui réussit à les exploiter complètement. C’est sa force. Il va faire jouer quelqu’un qui n’est pas forcément brillant mais qui est efficace, qui donne le maximum. Il donne sa chance à des joueurs qui, s’il ne l’avait pas connu, n’en aurait eu aucune. »

Une année difficult dans sa career?

« Celle à Auch où il m’a succédé. Je crois qu’il n’était pas prêt meme s’il sortait d’une belle expérience à Blagnac. Je crois qu’il était un peu jeune et qu’il a été parfois victime de la comparison. Mais vous savez, les entraîneurs se forgent toujours dans les annees difficiles. Les années qui sont belles, elles ont tendance à donner un petit peu d’ego, à se croire très bon et oublie de se remettre en question. Quand on échoue, on se remet fortement en question et cela fait du bien. Mais pas trop souvent quand meme (sourire) ».

Les exchanges pere fils sur le CO

« Comme je n’ai pas de composition d’équipes à faire car je fais entièrement confiance aux entraîneurs de Mirande, la nuit quand je me réveille, je m’amuse à faire une composition du Castres olympique. Apres, on change with Pierre. Et on n’est pas toujours d’accord sur un ou deux joueurs. C’est amusing. Il me donne son explication mais je n’insiste pas parce que je sais que pour faire une compo d’équipe, il faut vivre avec l’équipe. Si on n’y est pas, on ne peut pas comprendre. Et puis, il n’a pas besoin de mes conseils meme s’il ya toujours eu de la complicité mais également une certaine émulation. Il a voulu quelque part marquer son territoire. Et je crois qu’il ne m’écouterait pas. Si je lui disais tu devrais faire jouer untel, il serait capable de ne pas le faire jouer justement. Les conseils, j’essaie de les faire passer par une autre voie (sourire). Je vais vous raconter quelque chose d’amusant : la semaine dernière, Pierre-Yves Revol m’a gentiment invité pour venir à Nice et j’ai refusé en disant que je pouvais leur porter malchance. Par contre – et je ne l’ai pas dit à Pierre – j’ai dit à Pierre-Yves Revol : essayez de réveiller Barlot et Hounkpatin. Et quand je lis Midi-Olympique hier matin, il ya Hounkpatin et Barlot qui parlent et qui disent : « Il ya le président qui nous a attrapés » (rires). C’est marrant parce que si j’avais dit la même chose à Pierre, il ne l’aurait pas fait (sourire). »

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