“Cette année, nous avons appris à gagner” estime Vincent Merling

Dans notre club, nous avons connu des joies extremes, avec des generations de joueurs qui l’ont sauvé d’une relégation, qui l’ont fait passer à l’échelon supérieur. In Marseille, c’était une émotion très explosive, le sentiment d’atteindre le Graal, un cocktail d’un immense bonheur et de fierté… Nous sommes champions d’Europe… Une sensation ressentie par toute la merveilleuse famille de notre Stade Rochelais et Partagee sur le port de La Rochelle.

Le president du Stade Rochelais, chef d'orchestre de sa montée en puissance depuis 1991, a ressenti un grand bonheur et une grande fierté à Marseille.


Le president du Stade Rochelais, chef d’orchestre de sa montée en puissance depuis 1991, a ressenti un grand bonheur et une grande fierté à Marseille.

Xavier Leoty

Vous êtes né à La Rochelle, vous avez joué pour La Rochelle, vous présidez ce club depuis 1991. Qu’a represented for vous le fait de soulever la Champions Cup ?

C’est bizarre. Très sincèrement, soulever un trophée est l’ambition de tous les clubs mais pour nous, être champions d’Europe était une ambition toute nouvelle. Cela fait plus de trente ans que je suis president et jamais je ne m’étais autorisé le droit de rêver à une telle récompense. C’était quelque chose d’interdit mais aujourd’hui, on l’a accompli. C’est pour ça que l’emotion est extreme, mais aussi interioreure. Cela ne s’exprime pas, c’est un grand bonheur interior, une grande fierté.

On a meme parlé de double, ce que 3 équipes françaises seulement (Toulouse in 1996 and 2021 and Toulon in 2014) ont réussi…

Les choses ont changé ces dernières années, le club a grandi. Et c’est vrai que c’est devenu un objectif realizable. J’ai une pensée très forte pour les generations de joueurs qui ont permis au Stade de rester au haut level et à la current generation generation de récompenser tout un club avec le trophée de champions d’Europe. Je suis sûr que demain, nous serons champions de France parce que le club a changé et qu’aujourd’hui, nos objectifs sont différents. Je me souviens encore entender ce qu’on nous disait il n’y a pas si longtemps : “On ferait sans doute mieux de rester en Pro D 2 car le Top 14 est impossible, on va souffrir”. Heureusement que nous avons refusé d’écouter cela. Nous, nous avions l’ambition de monter. On s’est stabilized in Top 14, dans le haut de tableau, avec l’intention – dans l’humilité qu’on nous connaît – de reporter des titres. Le premier, c’est celui de champion d’Europe qui, pour nous, est extraordinaire. C’est tout a fait exceptional.

L'ancien 3e ligne a toujours cultivé un lien privileged avec les joueurs qui se sont succédé au club, tel Wiaan Liebenberg, ici félicité à Lens, after the demi-finale de Champions Cup.


L’ancien 3e ligne a toujours cultivé un lien privileged avec les joueurs qui se sont succédé au club, tel Wiaan Liebenberg, ici félicité à Lens, after the demi-finale de Champions Cup.

XAVIER LEOTY

Cette generation 2 022 restera-t-elle à part pour vous ?

C’est une question difficile, parce que j’ai tellement eu de relations affectives avec tous les joueurs, quels qu’ils soient… ça fait partie de mon management, j’ai des relations très proches avec eux, j’ai connu des moments merveilleux avec des generations passed. Aujourd’hui, je remercie du plus profond de moi-même cette generation qui a enfin récompensé tous les joueurs, les dirigeants, les partenaires et les supporteurs qui se sont succédé pour faire grandir notre club. J’ai une reconnaissance “prestigieuse”. C’est tellement prestigieux, ce qu’ils ont fait.

At point que les 35,000 people present on le Vieux-Port le 29 may en reparleront dans 10, 20 or 30 ans…

Ce trophée restera gravé à tout jamais dans la memorial de all les joueurs qui l’ont conquis et de notre public, cette famille du Stade Rochelais qui les a accompagnés pour le ramener à La Rochelle, et qui lui ont fait la fête qu’il merit. C’était une récompense pour les joueurs mais also pour cette grande famille. Je me suis autorisé à dire “nous sommes tous champions d’Europe” car nous avons tous participé. Le club, c’est ce public extraordinaire, ces partenaires fidèles, ces membres salariés du Stade et ses dirigeants et actionnaires qui ont fait qu’il est devenu champion d’Europe. C’est ensemble que nous avons gagné.

Des lors, comment avez-vous vécu l’elimination en barrage de Top 14 in Toulouse ?

Pour moi, on n’a pas perdu à Toulouse, on a perdu la possibilité de réaliser le double pendant la saison régulière, notamment à Biarritz, où nous sommes passés à travers. Des défaites ne nous ont pas permis d’être qualifiés directement en demi-finale, comme cela a pu être le cas la saison dernière. Le staff n’a donc pas pu gérer le physique et la fraîcheur necessaires pour être là au bon moment. À Toulouse, j’ai ressenti que cette fraîcheur avait soudain disparu, ce qui nous a punis. Courir après deux titres, c’est courir après deux championnats en même temps, c’est compliqué. C’est un apprentissage. Cette année, nous avons appris à gagner mais also à prepare des fins de saison de la manière la plus performante possible, en évitant de gâcher en cours d’année.

Le President des Jaune et Noir partage la conviction de Ronan O'Gara quant aux perspectives qui s'ouvrent aux Rochelais depuis leur sacre européen.


Le President des Jaune et Noir partage la conviction de Ronan O’Gara quant aux perspectives qui s’ouvrent aux Rochelais depuis leur sacre européen.

XAVIER LEOTY

Apprendre à gagner, est-ce vraiment important ?

Oui. Depuis quelques années avec Pierre (Venayre, le directeur général, NDLR), on avait envie de changer les choses, de croire en nous et dans notre capacité à gagner. Avec cette finale de Marseille, j’ai vraiment ressenti quelque chose de completement nouveau dans le groupe. Je sentais une envie, une determination, une confiance dans nos forces et dans la preparation que des absents like Victor (Vito), Tawera (Kerr-Barlow) et Kévin (Gourdon) ont dispensé. Ils ont transformé la pression et l’émotion negatives en pression et émotion positives. Et puis, sur le terrain, il y avait l’excellence de la preparation tactique de Ronan O’Gara face à ses meilleurs ennemis du Leinster. J’étais moi-même confiant, ce qui est particulier (sourire).

Cela paraît fou quand on le dit, mais Ronan O’Gara n’est que le 5e manager que vous avez connu, after Jean-Pierre Elissalde, Serge Milhas, Patrice Collazo and Jono Gibbes. S’inscrit-il dans leur lignée ?

Oui, evidence. Il est charge de faire gagner notre équipe professionnelle. On peut qualifier son approach d’anglo-saxonne, elle est differente. Je ne peux pas les comparer entre eux. Le point commun qu’a Ronan avec Patrice, c’est qu’ils ont inculqué l’envie de gagner et surtout le mépris de la défaite. Tout le monde en est aujourd’hui imprégné.

Le fait que le premier trophée majeur du club a été conquis avec un entraîneur étranger est-il un pied de nez au refus manifesté par l’équipe première d’intégrer Graham Mourie, le capitaine des All Blacks, en 1977 ?

Je ne peux pas réduire l’histoire du rugby rochelais à l’anecdote Graham Mourie. On est in an other temps, in le rugby professionnel. Ce dont l’on doit tous être fiers, c’est d’avoir réussi à être champions d’Europe en gardant nos valeurs, notre identité culturelle. Nous, Stade Rochelais, sommes champions d’Europe, ce qui est vraiment une performance exceptional. Et être Stade Rochelais, dans la culture du Stade Rochelais, n’est pas refuser un joueur qui veut venir chez nous, aussi prestigieux soit-il. C’est au contraire être dans l’ouverture et dans l’envie de faire gagner le club en restant nous-même.

Vincent Merling savore ce titre en compagnie des supporteurs, qu'il associate à cette victoire.


Vincent Merling savore ce titre en compagnie des supporteurs, qu’il associate à cette victoire.

XAVIER LEOTY

Pierre Venayre rappelait après le sacre de Marseille qu’en 2011, des genes vous enjoignaient de changer de modèle économique, de faire appel à un mécène. Ce trophée est-il a revenge for the clubs bases on a real economy?

Cela ne date pas de 2011 mais de toujours. Il y avait des “il vaut mieux rester en Pro D 2 parce qu’on va souffrir, le club n’est pas fait pour aller en Top 14”. Et à l’inverse, on entendait also “on n’est pas en Top 14, on ne sera jamais un grand club parce qu’on n’a pas de mécène”. Voire “le president refuse l’arrivée d’un mécène”. Ça n’a jamais été le cas, aucun mécène ne s’est present et quelque part, tant mieux pour nous. Ça nous a permis de rester fideles à la stratégie, à la conception que nous avions d’un club : le partage, la vie communautaire, l’implication de chacun. Aujourd’hui, tous les clubs qui nous envoient des félicitations nous disent “vous avez eu raison, vous avez un modèle économique parfait. Si vous avez réussi à être champion d’Europe avec ce modèle, pourquoi ne pas y croire nous also ? » On a ouvert des yeux, donné des envies à beaucoup de clubs. À Lyon, et meme à Toulouse, des supporters sont venus me remember pour le rugby. C’est incroyable ! Mais il n’y a aucune revenge. C’est beaucoup de bonheur et de fierté, avec toute l’humilité que ne comporte pas ce mot, d’avoir donné tous ensemble les moyens à ce club de gagner. Je ne dis pas qu’un club géré par un mécène est une mauvaise chose, que cela soit clair, je n’ai aucune leçon à thunder par rapport à ça. Mais on avait une conviction, on nous disait depuis trente ans qu’on n’y arriverait jamais. On y est arrivé et aujourd’hui, cela s’est ouvert devant nous pour aller chercher d’autres titres.

On vous a en effet vu fraterniser avec des supporteurs lyonnais et toulousains depuis ce titre européen…

(Rires.) Je reconnais les gens qui aiment le rugby, cette discipline et ce sport extraordinaires… J’aime communier avec eux, comme avec nos supporteurs. On rencontre ici et là des supporteurs du rugby qu’on aime, du rugby qui nous passionne et quand je ressens ça, j’aime aller verse eux pour partager ces moments de fierté pour notre rugby. Parce que defended La Rochelle, c’est defended notre club mais also a conception du rugby. Je suis fier de fendre cette conception qui permet à beaucoup de clubs de regarder l’avenir positivement.

À Marseille, Ronan O’Gara parlait de point de départ. Êtes-vous d’accord avec lui ?

Il parle de point de départ pour d’other conquetes, d’other trophées. Je suis completement d’accord avec lui. Ce n’est pas le point de départ du Stade Rochelais, qui a été fondé il ya 122 ans, mais dans le rugby modern and professionnel, c’est effectivement un point de départ pour d’autres grands succès. J’en suis intimement convaincu, comme lui.

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