comment se mefier des images sur les réseaux sociaux

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NASA/via REUTERS The “Cosmic Cliffs” of the Carina Nebula are seen in an image divided horizontally by an undulating line between a cloudscape forming a nebula along the bottom portion and a comparatively clear upper portion, with data from NASA’s James Webb Space Telescope, a revolutionary apparatus designed to peer through the cosmos to the dawn of the universe and released July 12, 2022. Speckled across both portions is a starfield, showing innumerable stars of many sizes. NASA, ESA, CSA, STScI, Webb ERO Production Team/Handout via REUTERS THIS IMAGE HAS BEEN SUPPLIED BY A THIRD PARTY. TPX IMAGES OF THE DAY

NASA/via REUTERS

An image of the “falaises cosmiques” prize by the telescope James Webb et dévoilée le 12 July 2022

ESPACE – Ce weekend il faudra lever les yeux au ciel, au sens propre comme au figuré. Comme chaque année, le mois d’août offer des conditions ideales pour la Nuit des étoiles. Un événement dont la popularity devrait redoubler au vu de l’engouement suscité par le telescope spatial James Webb, mais qui fait aussi écho à une autre actualité de la semaine : le #Chorizogate, comme il est désormais coutume de l’appeler.

La semaine dernière, le reputation physicien Étienne Klein a posté sur Twitter, the photo d’une tranche de chorizo, laissant entender qu’il s’agissait de l’étoile Proxima du Centaure. Un canular à visée pedagogique pour inviter les internautes à se méfier. « Je suis sûre que si je n’avais pas dit qu’il s’agissait d’une image de James Webb, ça aurait eu beaucoup de moins de succès », confiait-il même au HuffPost.

Si le scientificifique s’est expliqué et meme excusé, la blague a eu le mérite de souligner un phenomène d’ampleur : le partage de fausses astro-images sur les réseaux sociaux. « C’est tellement extraordinaire, on a l’impression d’avoir accès à un autre monde et on a envie d’y croire. Mais pour autant, certain details doivent nous interpeller », prévient l’astrophysicien et president of the société française d’astronomie et d’astrophysique, Éric Lagadec, contacté par Le Huff Post.

Dune photo a l’autre

Avant toute chose, il faut se rappeler que meme quand on parle d’objets célestes à des millions de kilomètres, il ya bien quelqu’un sur Terre, qui a pris ou qui a composé l’image en question. « Il ya beaucoup de comptes qui present des images with juste écrit ‘NASA’ en credit. C’est un premier element qui doit faire tiquer, la Nasa ne fait pas d’image seule », explicitly Eric Lagadec. À titre d’exmple, sur one des récentes images partagées sur son compte Instagram la Nasa indique en credit “NASA, ESA, CSA, et STScI⁣⁣”.

Comme dans all objet photographique, il ne faut pas oublier non plus le travail de post-production et de retouches. Ce travail est also directement realized par les scientificifiques. Le telescope Hubble ne prenait pas de clichés couleur. Charge ensuite aux scientifiques et à leurs ordinateurs de combiner different prizes du même objet, de passer les données et informations à la moulinette, pour donner in fine les couleurs impressionnantes que l’on connaît. Ce travail de colorimétrie réalisé par des scientifiques permet de donner du sens à ce qui serait sinon invisible à l’œil humain.

Attention enfin aux légendes qui accompagnent souvent des images presented comme inédites sur les réseaux sociaux. S’il ya beaucoup de superlatifs et peu d’explications, où même des chiffres extrêmement précis, là encore, prudence. An image qui a été beaucoup relayée sur les réseaux sociaux le weekend dernier se presentait comme celle d’un ” vide spatial ” qu’il faudrait traverser pendant 732 536 988 années avant de pouvoir tomber sur quelque chose.

« Évidemment c’est faux, ce nombre d’années ne fait aucun sens. On a note pas avoir une precision telle », alert Eric Lagadec. En l’occurrence, le « vide spatial » en question était le nuage moléculaire de Barnard 68. Un filtre infrarouge permet de constater qu’il n’est pas you all vide.

Les bons comptes font les bons amis

D’une manière generale, il faut se rappeler qu’une découverte extraordinaire, une avancée scientifique inédite ne se fera jamais dans un simple tweet, mais engdrera une conférence de presse, des articles scientifiques… « Avec James Webb quelque part, c’est la science qui se fait en direct. On commencement seulement à écrire des articles scientifiques qui devront passer ensuite par une relecture par les pairs et un processus de verifications », rappelle Eric Lagadec.

En ce sens, pour affûter son œil critique, mieux vaut suivre des comptes Twitter et Instagram certifiés ou reconnus depuis plusieurs années pour leur travail de vulgarisation. La Nasa, l’agence spatiale européenne, l’observatoire européen australle CNESou encore le compte Instagram dédie au télescope James Webb.

De nombreux astrophotographes reconnus, professionals or amateurs, partagent également régulièrement des contents sur les réseaux sociaux.

Un little plus près des étoiles

Surtout, si le lancement du telescope spatial James Webb, prompt encore de belles photos, il ne peut pas tout. « James Webb est surtout prévu pour observer des choses faibles, en infrarouge proche et moyen, pas pour des choses ultra-lumineuses comme une étoile », Indian Eric Lagadec. C’est par example sa capacité infrarouge qui a permis au JWST d’obtenir une image aussi precise de ces “falaises cosmiques”. En voyant notamment à travers le gaz et la poussière, il permet de voir des étoiles à peine formées.

Surtout, les étoiles, meme si elles sont des centaines voire des milliers de fois plus grandes que notre soleil, sont situées à des distances beaucoup trop grandes pour offer de la précision. L’étoile la plus proche qui offer la vision de sa surface la plus nice est all simplement le Soleil, rappelle Éric Lagadec on Twitter.

Le scientifique indique a titre d’exmple que pour obtenir la photo ci-dessous presenting the belt of Beltégeuse, à 700 années-lumière de nous et au rayon mille fois plus grand que le soleil, il a fallu utiliser le plus grand télescope au monde de 40 mètres de longs, situé au Chili.

Parfois les astronomes combinent la puissance de deux telescopes, permettant d’obtenir comme vous pouvez le voir ci-dessous an image floue de la surface d’Antarès.

Revenant sur la photo de chorizo ​​partagée par Étienne Klein, le scientifique rappelle également que cette étoile en question est 50 fois moins grande que ses cousines présentées plus haut et surtout qu’il s’agit d’une naine rouge, dont les images de surfaces des étoiles sont bien difficiles à realiser. « Les étoiles pour lesquelles on peut presque obtenir de bonnes images sont des géantes rouges qui sont en train de mourir, ce sont de très vieilles étoiles. Attention donc si on vous presented an image of the surface d’une naine rouge, qui est, elle, an étoile en train de naître », ajoute-t-il. N’en déplaise aux amateurs de charcuterie.

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