Convoques à Washington sur l’envolée de l’essence, les raffineurs sans solution miracle

published le jeudi 23 juin 2022 at 23h59

L’administration Biden, after accusé les raffineurs d’engranger de juteux profits sur le dos des automobilists, a adopté un ton plus conciliant jeudi, demandant aux dirigeants du secteur de gonfler leur production pour faire baisser l’essence sans toutefois dégainer pour l ‘instant de solutions concrètes.

La flambée des prix à la pompe, un symbole de la montée générale des prix, plombe la popularité du president démocrate, qui a régulièrement reproché aux géants pétroliers de s’enrichir sans faire d’efforts pour résoudre le problem.

La ministre de l’Énergie, Jennifer Granholm, “a clairement indiqué (aux représentants de sept grands raffineurs aux États-Unis) que l’administration estime qu’il est impératif que les entreprises augmentent leur production”, selon un compte-rendu de la réunion diffuse par ses services.

If you don’t discuss different solutions, you don’t have to prepare the refineries of the coast in the season of ouragans.

Aucune mesure concrete n’a toutefois été annoncée.

C’était “une première étape”, a commenté la porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre, lors d’un briefing. “Nous voulons évidement parvenir à des solutions et il va y avoir de multiples étapes pour y arriver.”

Interrogée sur l’idée d’un éventuel moratoire sur l’exportation des produits raffinés produits aux États-Unis, qui circulait à l’approche de la réunion, “la décision n’a pas été prize”, a indiqué la porte-parole .

Mais la discussion dans son ensemble était “constructive”, ont estimé dans un communiqué les deux grandes organizations representative le secteur, API et AFPM.

La ministre a adopté un “ton collaboratif dès le début en reconnaissant que le marché du pétrole est par nature mondial et que certaines companies, dont Shell, ont réduit leur capacité de raffinage” pour pouvoir produire plus de biocarburant, a bondé la patronne de Shell United States, Gretchen Watkins.

Le PDG de Philipps66, Greg Garland, a salué “un bon début” tandis que son homologue chez Chevron, Mike Wirth, a évoqué une “conversation constructive”.

Ce dernier avait reproché mardi au president de “vilipender” le secteur. A critique balayée ensuite par Joe Biden, qui l’a trouvé “légèrement susceptible”.

– Marge’s incroyables –

The president of America, who is participé jeudi à une réunion sur l’énergie éolienne mais pas à celle avec les pétroliers, avait écrit la semaine dernière à ExxonMobil, Chevron, Philips66, BP, Marathon, Valero et Shell pour les appeler à prendre des mesures “immediates”.

Se faire des margins “historiquement élevées” en faisant payer les Americains n’est “pas acceptable”, avait-il alors accusé.

Le secteur pétrolier avait contre-attaqué, rétorquant notamment que les raffineries américaines fonctionnent déjà à 94% de leurs capacités.

Avant la réunion jeudi, près d’une trentaine d’organizations du secteur ont aussi invite Joe Biden à venir visiter des puits, des raffineries et des oléoducs aux États-Unis avant de se rendre en juillet au Moyen-Orient, où il devrait tenter de convaincre les Saoudiens de pomper plus.

Des solutions “sous nos pieds, et nous vous exhortons à reconsidérer l’immense potentiel des ressources petrolières et gazières américaines”, écrivent-elles dans une lettre.

Les experts du secteur ne s’attendaient pas vraiment à de grandes avancées.

“Si les raffineurs pouvaient produire plus actuellement, ils le feraient vu les margins incroyables qu’ils peuvent faire”, a souligné Andrew Lebow du cabinet Commodity Research Group.

Peut-être la production va-t-elle un little augmenter dans les prochaines semaines une fois résolus quelques problèmes opérationnels, at-il avancé. Les prix redescendront un little mais resteront à un level élevé, predit-il.

Les cours du pétrole ont été gonflés par un fort rebond de la demande après la pandemie de Covid-19 puis par les sanctions imposées contre la Russie, gros producteur de brut, après l’invasion de l’Ukraine.

Le gallon d’essence aux États-Unis s’est hissé pour la première fois debut juin au-dessus du seuil symbolique des 5 dollars le gallon. Il est un peu redescendu depuis mais reste bien loin des 3 dollars d’il ya un an.

Pour faire baisser les prix à la pompe, Joe Biden a demandé mercredi au Congrès de suspendre temporairement cet été la taxe fédérale sur l’essence de 18 cents, une requête qui a toutefois suscité le skepticisme de nombreux experts pour qui cette mesure ne ferait qu ‘augmenter la demande.

Même limitée, cette mesure permettrait d’apporter “une petite respiration” aux automobilistes, a assured la porte-parole de la Maison Blanche jeudi.

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