Critique du Dents de la mer français

Passion requin

Pour qui a deja vu teddy, la démarche des frangins derrière la caméra n’est pas si étonnante. Les autres, en revanche, risquent de sérieusement halluciner. Vendu plus ou moins comme une comedie estivale, le film alterne gags potaches… et authentic sequences de shark movies, d’où l’audace necessaire à son accompagnement dans presque 500 sales ! Croyez-le ou non, L’annee du requin est très clairement U.N Dents de la mer (l’ombre de Spielberg plane) du terroir. Un postulate pour le moins inédit.

Dans teddy then, les Boukherma importaient le mythe du loup-garou dans la France rurale, with a big touche de Carrie au bal du diable in prime. A mélange des genres frondeur, qui empruntait beaucoup au cinema de Bruno Dumont et à sa description des populations délaissées par les Großes productions parisiennes. L’intérêt resident moins dans le grand spectacle et les transformations canines (suggérées, en raison d’évidentes limites budgétaires) que dans la fusion entre la trajectoire semée d’embuches du jeune paria joué par Anthony Bajon, l’ambiance très particulière du cadre pyrénéen et les codes du film de genre américain.

L'année du requin : Photo Marina Foïs, Jean-Pascal Zadi, Christine GautierLes Martin Brody, Matt Hooper and Quint de La Pointe

À la vision de L’annee du requin, il devient évident que cet équilibre précaire provides all simplement des deux passions du duo de metteurs en scene : le cinoche populaire et les régions françaises. Moins modeste que son prédécesseur, cette nouvelle entrée dans leur filmographie n’est autre qu’un gigantesque agrégateur de leurs envies, toutes sincères. Le générique se termine d’ailleurs en remerciant les requins, sans lesquels il n’y aurait pas de film de… requin.

Drink que dans teddy, the ineluctability of the metamorphosis and the humility of the moyens de production are sufficient to respond to the enjeux. Le carcan emprunte a Jawsau contraire, éparpille les ruptures de ton façon puzzleenchainant à un rhythme effréné des saynètes qu’on croirait échappées d’un bon épisode de Camping paradise (si tant soit peu que ça existe) et d’authentic sequences typiques du genre, dont un climax étonnamment solide sur le plan technique, sans vraiment les relier entre elles. Le all est forcement fascinant, en dépit d’une tendance à l’éparpillement qui renforce encore son étrangeté.

L'année du requin : Photo Marina FoïsUne bonne odeur de vacances (et de glaces qui fondent trop vite)

Everything everywhere

Marina Foïs, Jean-Pascal Zadi and Christine Gauthier (discovered in teddy, justement) jouent donc les gendarmes côtiers chargés de s’occuper du gros poisson, sous la pression des saisonniers et des vacanciers. Et ce n’est pas tout! À la fois comedie assumed, radiography des moeurs de la région, film de flippe, quête personnelle et meme satire politique, L’annee du requin Profite de sa nature hybride pour bouffer un little à tous les râteliersau gré des envies de ses auteurs.

Result: le film est bourré de scènes comiques aléatoires, de références à la pandémie et d’idées de toutes sortes, alignées les unes après les autres. Certaines d’entre elles font mouche, comme le personnage incarné par Kad Merad – dont la présence prouve une fois de plus l’incongruité de l’entreprise –, particulièrement touchant dans la peau d’un mari bien content de profiter enfin un peu de sa vie de couple. D’autres beaucoup moins, comme cette parodie de l’heure des pros (ou de toute autre émission tenue par des pseudo-éditorialistes), qui s’invite de manière impromptue dès que les protagonistes font un tour en voiture.

L'année du requin : Photo Kad MeradLes plus belles chemises a fleurs du métier

bref, L’annee du requin ne said pas vraiment dans quelles eaux nager et affirme sa singularité en perdant son spectateur. Plus qu’une courageuse superposition de genres diamétralement opposés, il devient une compilation désordonnée et kamikaze d’hommages exaltés et d’ambitions multiples. Sans surprise, ses comediens s’y amusing comme des petits fous, à commencer par Marina Foïs et Jean-Pascal Zadi. Et on se surprend à sourire face aux partis-pris qui défilent pêle-mêle à l’écran, l’emploi du morceau La kiffance de Naps as a running gag, par example.

Car si le film se plante souvent, il faut le reconnaître, son enthusiasme candide l’emporte, et rassure sur la capacité des jeunes cinéastes français à faire sauter les digues entre les genres, meme si cela implique d’allégrement les inonder. Et rien que pour ça, on souhaite le meilleur à cet improbable film de requin estival, ainsi qu’à ses réalisateurs. Vivement qu’ils s’attaquent au Kaiju Eiga.

L'annee du requin : affiche

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