Critique qui explode de la rotule sur Netflix

Netflix tout puissant

Depuis 2016, date de l’implantation du celebre N rouge en Corée du Sud, le géant du streaming a ajouté quelque 130 programs locaux à son catalogue. Initialement réservées à un public déjà connaisseur, ces productions ont néanmoins été propulsées sur le devant de la scene suite à l’arrivée du petit phenomène Squid Game. Compatibility pas moins de 1.7 billion d’hours of visionnage au terme de ses 28 premier jours d’exploitation sur la plateformethe series created by Hwang Dong-hyuk a subséquemment impulse une appétence nouvelle du grand public envers les programs sud-coreens.

Bien évidemment, Netflix a décidé que l’opportunité était trop belle pour ne pas en profiter. En 2021, le géant du streaming a donc annoncé qu’il investirait pas moins de 500 million dollars in the production of the original content, et qu’il s’engageait à diffuser, in 2022, 25 creations locales. You zombiesque All Of Us Are Dead to the adaptation de La Casa de papelen passant par le detonnant Yaksha – Un demon en missionles series and métrages sud-coreens ont donc little by little investi la plateforme depuis.

Carter: photo, Joo WonEn voiture, Simone

Certes, cet amour soudain pour le pays du matin calme est Principal motivé par a commercial strategy savamment pensée. Ferveur mercantile mise à part, ce nouvel investissement de Netflix dans la culture sud-coréenne a néanmoins le mérite de finalement donner la part belle aux différentes cinématographies du pays. Et si l’accent a principalement été mis sur les séries en vue d’émuler le succès de Squid Gamele N rouge a également tenu à développer deux longs-métrages, dont le nouveau bébé ultra-violent de Jung Byung-gil, Carter.

Carter: photo, Joo WonOn en conviendra, il ya mieux comme réveil

action man sous flakka

L’influence de Hardcore Henry sur le cinéaste coreen s’observait déjà amplement depuis son métrage précédent. En effet, la sequence d’ouverture de The Villainess y déclinait sans trop de détours le concept du métrage d’Ilya Naishuller. Manifestement très heureux de cet exercice de style, Jung Byung-gil a décidé de porter la manoeuvre a son paroxysme pour mieux l’appliquer aux 132 minutes sur lesquelles s’étire Carter.

Tourné en (faux) plan sequence, le métrage s’inscrit des lors dans l’héritage d’other propositions similar: on pense bien entendu à La Corde d’Alfred Hitchcock, au Birdman d’Alejandro González Iñárritu, ou encore au plus récent 1917 de Sam Mendes. Le fantasme n’est donc nullement inédit, mais l’évolution sémillante des diverses gammes d’effets numériques a rendu la chose nettement plus accessible aux cinéastes assez déments pour s’y attaquer.

Fort heureusement, Jung Byung-gil ne manque point d’ivresse, et s’adonne au mouvement avec délectation et ingéniosité. Mais si le result est jouissif, il trouve malheureusement bien vite ses limits. Certes, la direction en plan-séquence a le mérite de proposer une expérience visual stimulante : le métrage enchaîne ainsi sans relâche sequences de pugilat, cascades à faire baver d’envie Tom Cruise, courses poursuites azimutées et autres explosions en all genre. Cependant, l’ensemble manque regulation de lisibilité, quand il n’est pas tout simplement abrutissant.

Carter: photo, Joo Won

Movie VS spectator

Carter bénéficie pourtant d’un point d’ancrage clairement defined par son personnage central. Mais qui dirige réellement l’autre ? La camera suit-elle réellement les actions de Carter, ou lui impose-t-elle ses propres desiderata ? De steadycam en prizes de vues subjectives, difficile d’ignorer les influences vidéoludiques auxquelles se répond le métragelequel en réemploie les codes pour mieux brouiller les limits de son propre medium. Hardcore Henry en a déjà fait montre, l’assimilation d’un langage ludotique par le cinéma n’est pas dénuée d’intérêt, bien au contraire.

L’ennui étant que dans le cas du métrage de Jung Byung-gil, the method est si paroxystic que le spectateur finit par avoir davantage la sensation d’assister à une demo non interactive qu’un veritable film. Une confusion d’autant plus cristallized par le recours perpétuel du métrage à une voix off anonyme, laquelle impulse chacune des actions de son personnage.

Carter: photo, Joo WonReady Carter One

no memories of murder

certes, Carter est un bon film d’action. Pense comme un cocktail survolté et monté comme un trip épileptique, le métrage atteste d’un cahier des charges audacieux dûment rempli par son réalisateur. Mais c’est bien là tout ce qu’il faut en attendre. En effet, à l’instar de son prédécesseur The Villainess, Carter ne glasses décidément pas par son scenario. L’intrigue s’efface ainsi progressivement jusqu’à devenir une vague toile de fond pour le spectateur, qui ne s’en souviendra plus que par intermittence.

Le métrage semble pourtant avoir à coeur d’évoquer different problématiques économiques, sociales, ou encore politiques en confrontant notamment les deux Corées et les États-Unis. Toutefois, son schéma narratif (si tant est qu’il y en est un) est trop confus, trop disparate pour réellement conduire son propos quelque part. En decoule une intrigue dissipée quien dépit d’un postulat de départ ultra simple (un homme s’éveille amnésique dans une chambre d’hôtel et se retrouve contraint de mener à terme une mission au péril de sa vie), eeffectue plus de sorties de route qu’un 38 tonnes on one route de campagne.

Carter: photo, Joo WonStructure narrative en bouts de ficelle

Finalement, il semblerait que le cinéaste soit plus enclin à jouer les dealers d’adrénaline en misant sur l’aspect spectaculaire de sa mise en scene qu’à franchement raconter quelque chose. Un sens de la priorité qui donne subséquemment lieu à un ensemble bancal, le all porté par un parterre de comediens aux aptitudes douteuses. Seul l’actor de tête, Joo Won (Good Doctor, Alice), parvient à se démarquer de tout ce beau monde. Ce dernier se jette ainsi à corps perdu dans l’action et s’éreinte tant bien que mal à donner un minimum de substance à la base succincte qui lui a été fournie (on se demande de fait ce qui lui a demandé le plus d’ effort).

summer toute Carter n’est pas une mauvaise experience en soi. Bruyant, violent, and formidable bourrin, le métrage n’a nullement le culot de pretendre faire du grand cinema. Sequestrer le spectateur dans le tambour d’une machine à laver launched en cycle intensive ne suffit toutefois pas à divertir pleinement, et le cinéaste aurait peut-être eu interest à revoir certaines de ses ambitions à la baisse.

Carter is available on Netflix depuis le 5 August 2022

Carter : affiche (2)

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