Dans l’ouest de la France, le recycling de vieux navires en plein essor – 05/08/2022 à 12:52

L'ancien navire frigorifique

L’ancien navire frigorifique “Karl” en cours de démantèlement par l’entreprise Navaleo à Brest, le 06 may 2022 ( AFP / FRED TANNEAU )

Depuis la deconstruction du TK Bremen, cargo maltais en 2011, le recycling de vieux navires ne cesse de se developer au port de Brest, dans l’ouest de la France. C’est là que deux anciens cargos, le Karl et l’Antigone Z, vont être déconstruits, against le pétrolier russe Varzuga.

Doté d’installations classées pour la protection de l’environnement, le chantier brestois est le seul de la façade Atlantique habilité à déconstruire les navires à fort tonnage.

D’une superficie de 15,000 m2, il est inscript depuis 2016 sur la Liste européenne des installations agréés de recycling de navires, qui en recense a trentaine dans l’Union européenne et douze autres en Grande-Bretagne, en Turquie et aux États-Unis .

Et c’est une aubaine pour le port de cette commune de l’extreme ouest de la France, puisque depuis 2019, une réglementation européenne impose la déconstruction des bateaux battant pavillon européen dans un chantier agréé par l’Union européenne.

Dans le port de Brest, au 5e quai est, l’activité bat son plein. L’énorme pince rouge montée au sommet d’une longue pelle articulée saisit inlassablement la ferraille, la cisaille puis l’arrache. En quelques jours, il ne reste plus qu’un tas de débris des deux anciens navires frigorifiques de 600 tons.

Avant cela, ils ont été nettoyés de leurs liquides, hydrocarbures, huiles et gaz dangereux, puis désamiantés. Les cales, la laine de verre et les plaques de bois et de metal ont également été retirés.

La ferraille, ramassée dans la forme de radoub à l’aide de pelles aimantées, rejoint ensuite des fonderies européennes et françaises, notamment ArcelorMittal à Dunkerque (port du Nord de la France).

La filiere est née à Brest avec the deconstruction du TK Bremen qui s’était échoué sur une plage du Morbihan en 2011. “Depuis, elle se développe”, assure à l’AFP Olivier Lebosquain, directeur du chantier Navaleo du groupe Les Recycleurs bretons which employs a quarantine of persons.

In 2020 and 2021, there is a notice to deconstruct les three derniers sous-marins diesel de la Marine Nationale Française. Après le Karl and l’Antigone Z, il démantèlera le pétrolier brise-glace russe Varzuga, of 165 mètres de long and 6,600 tonnes. Ce sera le plus gros navire de commerce jamais deconstruit en France.

“Nous venons de déconstruire deux bateaux et nous avons un plan de charge qui est encore important”, se félicite Pierre Rolland, president of Navaleo. Le chantier prévoit la creation de 10 à 15 emplois par an au cours des prochaines années.

En 2021, l’entreprise a exporté depuis Brest quelque 30,000 tonnes d’acier provenant d’operations de démantèlement de navires militaires ou “ventouses”, ces bateaux en piètre état abandonnés dans les ports par des armateurs peu scrupuleux.

-Etats “peu regardants”-

Des navires en cours de démantèlement par l'entreprise Navaleo à Brest, le 06 may 2022 ( AFP / FRED TANNEAU )

Des navires en cours de démantèlement par l’entreprise Navaleo à Brest, le 06 may 2022 ( AFP / FRED TANNEAU )

“On peut imaginer que ces bateaux seraient partis en Asia principalement, on peut donc se réjouir que la filière de déconstruction navale à Brest se développe”, souligne M. Lebosquain.

Certain États membres de l’Union européenne contournent pourtant the réglementation de 2019 en changeant le pavillon de leurs navires en fin de vie afin de les faire déconstruire dans des chantiers qui proposent des prix attractifs, au détriment des règlementations sociales, sanitaires et environnementales.

Au cours du premier trimestre 2022, 129 navires de charge ont été déconstruits dans le monde, relève le dernier bulletin “A la casse” de l’association écologiste “Robin des Bois”. Seuls quatre l’ont été dans des chantiers agrees par l’Union européenne.

“Les autres navires sont partis ou en partance au Bangladesh, en Inde, au Pakistan ou en Turquie”, le plus souvent sur des plages aménagées, precise à l’AFP l’association.

Sur ces 129 navires, 43 ont changé de pavillon pour adopter celui d’États comme Saint-Kitts-et-Nevis, les Comores ou les Palaos afin d’échapper à la réglementation européenne, regretted “Robin des Bois”.

Navaleo assure cependant être de plus en plus approché par des armateurs français et européens ne souhaitant pas ou plus “dépavillonner” leurs bateaux.

“Ces armateurs nous questionnent très régulièrement et on a des project en cours qu’on espère voir aboutir en 2023 et 2024”, enthusiasme Pierre Rolland.

.

Leave a Reply

Your email address will not be published.