De nombreuses espèces à sang froid ne vieillissent quasiment pas – 24/06/2022 à 00:17

Le faible vieillissement observé chez des espèces à sang froid remet en cause l'idée selon laquelle la dégradation biologique progressive, qui mène à la mort des animaux, est inévitable ( AFP / RODRIGO BUENDIA )

Le faible vieillissement observé chez des espèces à sang froid remet en cause l’idée selon laquelle la dégradation biologique progressive, qui mène à la mort des animaux, est inévitable ( AFP / RODRIGO BUENDIA )

Être une tortue, secret d’une éternelle jeunesse? Le faible vieillissement observé chez des espèces à sang froid remet en cause, selon deux études publiées jeudi, l’idée selon laquelle la dégradation biologique progressive, qui mène à la mort des animaux, est inévitable.

Au-delà de quelques cas particuliers — comme la tortue “Jonathan”, 190 ans –, la question n’avait pas été étudiée aussi largement, a expliqué à l’AFP David Miller, coauteur de l’un des deux articles, published in the prestigious revue “Science”.

Des chercheurs “s’étaient davantage penchés sur un travail de comparison, vraiment complet, avec les oiseaux et les animaux dans la nature”, raconte le chercheur en écologie de l’université Penn State, aux Etats-Unis. “Mais ce que nous savions sur les amphibians et les reptiles venaient d’une espèce ici, d’une autre là…”

Pour son travail, David Miller a rassemblé des données de travaux de terrain de long terme comprenant 107 populations de 77 espèces sauvages, dont des tortues, des amphibians, des serpents et des crocodiliens.

– Senescence –

Ces études, en identifiant puis suivant des individus sur plusieurs années, permettent d’estimer, avec des probabilités, la mortalité de la population donnée.

Ils ont également collecté des données sur la durée de vie des animaux après la maturité sexual et, avec des méthodes statistiques, determiné les rythmes de vieillissement — ou sénescence — ainsi que la longévité, c’est-à-dire ici l’ âge au about duquel 95% of the population est déjà morte.

“Nous avons trouvé des examples de vieillissement minime”, a poursuivi Beth Reinke, biologist at the University of Northeastern aux Etats-Unis, et l’une des principales auteurs de l’étude.

S’ils s’attendaient à cela pour les tortues, the conclusions similaires sont appear pour une spece dans chaque groupe d’animaux à sang froid, dont celui des grenouilles et des crocodiles.

“Un vieillissement ou sénescence minime ne veut pas dire qu’ils sont immortels”, a précisé la chercheuse: ils ont une chance de mourir, mais cette probabilité n’augmente pas avec l’âge.

A l’inverse, chez les women américaines par example, le risque de mourir dans l’année à 10 ans est d’un sur 2,500, contre un sur 25 à 80 ans.

– Temperature plutôt que metabolism –

L’étude a été financée par les Instituts Américains pour la santé (NIH), qui cherchent à mieux connaître le vieillissement des organismes ectothermes, souvent identifiés par abus de langage comme organismes “à sang froid”, pour an application sur les humains, eux endothermic.

Les scientifiques ont longtemps estimé que les ectothermes vieillissaient moins rapidement en raison de leur dependance à l’environnement pour réguler leur température, ce qui réduit leur metabolisme, à l’inverse des endothermes, qui produisent leur propre chaleur et ont un metabolisme plus important.

Ce lien demeure juste pour les mammifères: les souris ont un metabolism plus rapide que les humains, et une espérance de vie plus courte.

Mais selon cette nouvelle étude, et à l’inverse de ce que l’on pensait jusque-là, le rythme du métabolisme n’est pas le premier facteur de la sénescence.

The other results are permanent from the design of the alternative tracks, which remain in the study.

En observant la température moyenne d’une espèce, et non son metabolisme, les auteurs ont discovered que les espèces de reptiles les plus chaudes vieillissaient plus rapidement que les autres, alors que l’inverse s’appliquait aux amphibiens.

– Human benefits –

Les animaux dotés d’attribute de protection physique, comme la carapace pour les tortues ou la présence de toxiciques sur certains amphibians, vivent plus long temps que ceux qui n’en ont pas, ajoute la publication.

“Cela permet aux animaux de vivre plus long temps, et à l’évolution de fonctionner de manière à réduire le vieillissement pour que, s’ils évitent effectivement de se faire manger, ils fonctionnent toujours bien”, expliqué David Miller.

La seconde étude published jeudi, menée par une équipe de l’Université du Sud du Danemark et d’autres laboratoires, presente les résultats tirés d’une method similaire applied to 52 examples de tortues, terrestres et marines, dans des populations de zoos.

Parmi ces espèces, 75% on montré and vieillissement minime, on conclu les scientifiques.

“Si certain espèces parviennent vraiment à échapper au vieillissement, et des études dédiées parviennent à en comprendre les mecanismes, la santé et la longévité des humains pourrait en benéficier”, écrivent les chercheurs Steven Austad et Caleb Finch dans un commentaire de leur publication.

Ils notent cependant que si certain espèces ont un taux de mortalité qui n’augmente pas avec les années, ils accumulent des blessures liées à l’âge.

Jonathan, la tortue âgée de 190 ans, “est désormais aveugle, a perdu son odorat et doit être nourrie à la main”, explicitly les scientifiques.

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