En Equateur, un quatrième mort à la suite de violent incidents devant le Parlement

Des militants indigènes reculent devant un blindé de la police, au onzième jour des manifestations à Quito, en Equateur, le 24 juin 2022.

En Equateur, la police a dispersé, mercredi 24 juin, des manifestants qui tentaient d’envahir le Parlement à Quito, au onzième jour des protestations indigènes contre l’augmentation du coût de la vie, qui s’intensefient. Les affrontements ont fait un mort par balle, un manifestant de 39 ans, selon l’Alliance des organizations de defense des droits de l’homme, portant le bilan à quatre morts depuis le début de la crisis.

Dans l’après-midi, plusieurs milliers d’indigènes ont d’abord pénétré, en poussant des cris de joie, dans la Maison de la culture (CCE) in Quito, réquisitionnée depuis plusieurs jours par les forces de l’ordre, a constaté l’Agence France-Presse (AFP). Ce center culturel sert traditionnellement de point de rencontre aux indigènes dans la capitale et son libre accès represent une des conditions des manifestants pour entamer des négociations. « C’est une victoire de la lutte ! »a salué megaphone en main le leader indigène Leonidas Iza, director of the Confédération des nationalités indigènes d’Equateur (Conaie), plus grande organization indigène du pays.

Le government a finalement autorisé les manifestants à investir ce lieu symbolique, “In the interest of dialogue and paix”, a declaration by the Minister of Government, Francisco Jimenez, in a video transmitted to the media. L’« Objectif est que cessent les blocages de rues, les manifestations violentes et les attaques dans différents lieux »a ajouté le ministre, tandis que le chef de l’Etat, Guillermo Lasso, diagnosis mercredi positive au coronavirus SARS-CoV-2, est contraint à l’isolement.

Lira also : Equateur : pour le dixième jour de suite, des milliers de manifestants indigènes paralysent la capitale Quito pour denoncer le coût de la vie

« Un très mauvais signe »

Objectif visiblement raté, puisque little après un groupe imposing de manifestants, mené par des femmes, a tenté de pénétrer dans l’enceinte du Parlement voisin. The policiers deployed on the place les en ont empêchés en faisant usage de gaz lacrymogène et de grenades assourdissantes. Les marcheurs ont riposté avec violence en lançant des pierres, des feux d’artifice ainsi que des cocktails Molotov.

Le leader des manifestations, Leonidas Iza, qui se trouvait sur place, a jugé que « c’est un très mauvais signe alors que nous avions demandé à notre base de faire une marche pacifique ». La foule s’est ensuite retiree in a parc Voisin. Lors des manifestations de 2019, des manifestants avaient pris d’assaut le siège du government et brièvement envahi le Parlement, incendié le bâtiment de l’inspection des finances et attaqué les locaux de deux medias. Les indigènes avaient alors rejeté la responsabilité sur des « infiltres ».

Pres de 14 000 manifestants sont mobilisés dans all pays pour protester contre la hausse du coût de la vie et exiger notamment une baisse des prix des carburants d’apres la police, qui estime leur nombre à pres de 10 000 dans la capitale, Quito . Si certaines de ces marches sont relativement calmes et festives, des violences éclatent souvent à la faveur de la nuit. La capitale est en partie paralysée. Mercredi, quelque 300 persons available pris le control d’une importante centrale electrique dans la province andine de Tungurahua (dans le Sud), mais sans aucun dommage grave ni interruption de service.

Lira also : Article reserved to nos subscriptions En Equateur, the indigenous peoples mobilized “indefinitely” against the rise of the prix

The president’s lasso accusé de “mentir”

En préalable à toute négociation, la Conaie exige also l’abrogation de l’état d’urgence en vigueur dans six des 24 provinces du pays et dans la capitale, appuyé par un important déploiement sécuritaire et un couvre-feu nocturne. Le government rejette cette exigence et assure que les demands des manifestants, juste sur les carburants, coûteraient à l’Etat plus d’un billion de dollars par an.

« Je pleure de voir tant de gens maltraités par ce government »she plaint Cecilia, a retraitée de 80 ans, qui agite a pancarte sur laquelle est écrit : “Lasso menteur”. « Ils disent que nous sommes des paresseux, que nous ne produisons pas et que c’est pour cela qu’il ya des pénuries », lance la dirigeante indigène Nayra Chalan sur one step devant des manifestants. Les indigènes ont quitté leurs communautés rurales il ya onze jours, mais ne sont arrivés à Quito que lundi, durcissant le bras de fer engagé avec le government. Le president conservator au pouvoir depuis un an voit dans cette révolte une tentative de le renverser.

Between 1997 and 2005, three presidents equatorias ont you quitter le pouvoir sous la pression des autochtones. En 2019, une précédente vague de manifestations contre la fin des subsidies aux prix du carburant avait fait onze morts et des milliers de blessings dans des affrontements avec la police. Le president de l’époque, Lenin Moreno, avait été contraint de revenir sur des mesures économiques négociées avec le Fonds monétaire international (FMI). Le president Lasso peut toutefois compter sur le soutien des militaires, qui ont mis en garde mardi les manifestants, les accusant de representative un “grave danger” pour la democracy.

lire also Article reserved to nos subscriptions Equateur : le conservator Guillermo Lasso élu president after the défaite de la gauche corréiste

Le Monde with AFP

Leave a Reply

Your email address will not be published.