Gaz : la France sonne le branle-bas de combat

La France n’est pas dans la meme précarité que l’Allemagne pour son approval gazier. « La situation est beaucoup plus favorable en France », a insisté jeudi la Première ministre, Elisabeth Borne. L’exécutif est néanmoins contraint d’agir dès aujourd’hui pour sécuriser l’approvisionnement l’hiver prochain, alors que la Russie réduit massivement ses exportations de gaz vers l’Europe .

Elisabeth Borne a fait des advertisements en ce sens lors d’une visite dans a center de commande de GRTgaz en région parisienne, accompagnée de la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher. Certain mesures seront incluses dans le project de loi sur le pouvoir d’achat, qui doit être voté au Parlement cet été.

Les stocks remplis at 100%

La première d’entre elles concerne les stockages de gaz basements, qui assurent le quart des besoins du pays, et jusqu’aux deux tiers certains jours d’hiver lors des points de froid. It is not remplis à hauteur de 59% aujourd’hui. C’est a level superior to the normal for the season, mais les injections risquent de ralentir au fur et à measure que les flux de gaz russe se tarissent, comme c’est déjà le cas en Allemagne. L’objectif actuel, qui est d’attachre 85 % le 1he novembre, pourrait s’avérer insufficient.

“The situation est beaucoup plus favorable in France” qu’en Allemagne, a assured la Première ministre lors d’une visite dans un center de commande de GRTgaz à Bois-Colombes (Hauts-de-Seine).Thomas Coex/Pool/AFP

Le government va donc durcir les règles. L’objectif passe à “pres de 100% de remplissage”, announced Elisabeth Borne. Storengy et Teréga, les deux operators du stockage en France, devront acheter eux-mêmes les volumes de gaz nécessaires s’il le faut, se substituant ainsi aux fournisseurs comme Engie ou TotalEnergies.

Ils risquent d’y perdre de l’argent car ils achèteront le gaz à des prix cinq à six fois supérieurs à lanormal. S’ils revendent le gaz stocké à un prix moins élevé l’an prochain, une “garantie publique” est prévue pour que l’Etat prenne en charge leurs pertes, précise-t-on à Matignon.

Un terminal floating in Havre

“Il ya un vrai risque qu’on n’arrive pas à remplir les stockages, cette mesure est indispensable”, approved Nicolas de Warren, President de l’Uniden, a federation d’industriels gros consommateurs d’énergie.

The government also needs to accélérer the installation of a floating terminal for the importation of gaz natural liquid (GNL) from TotalEnergies, which is very bright in the port of Havre. Les travaux de raccordement du navire au réseau gazier démarreront “au début de l’automne” et la mise en service est prévue “en septembre 2023”, a indiqué Agnès Pannier-Runacher. Ce terminal pourra recevoir à lui seul “quasiment 10% de la consumption française”, souligne-t-on au cabinet de la ministre. Mais pas avant l’hiver 2023-2024, donc.

ration

Le government veut enfin orchestra and réduction de la demande de gaz, mais also d’electricité. The groupes de travail sur la “sobriété énergétique” seront mis en place avec les representatives des administrations, des companies et des établissements recevant du public comme les commerces. Ils aboutiront à “des plan d’action concrets dès la fin de l’été”, avec des objectifs chiffrés. “L’objectif est de réduire la consumption d’energie de 10% en deux ans”, announced Agnès Pannier-Runacher.

« En fait de sobriété, il s’agit ni plus ni moins d’un rationnement, en all cas d’une répartition intelligent de la ressource gazière », estime Nicolas de Warren. Aucune campagne en direction du grand public n’est prévue pour l’instant, contrairement à ce qui est fait dans d’autres pays comme l’Allemagne. “Inciter à baisser la température des logements alors qu’on est en été ? Ce n’est pas le bon moment », défend-on au sein du government.

Solidarity européenne

« La France est dans une situation plus favorable que beaucoup d’autres pays européens, grace à ses terminaux d’importation de GNL et aux interconnexions gazières avec l’Espagne », souligne-t-on à Matignon. Dix pays de l’Union européenne sur 27 ont activé le premier level d’alerte sur l’approvisionnement en gaz, a declared jeudi Frans Timmermans, le commissaire responsible de la politique climatique du bloc. La France n’en fait pas partie, pour le moment. Cet avantage français “est à relativiser néanmoins”, car il faudra aussi assurer “une certaine solidarité” avec nos voisins moins bien lotis, add-t-on à Matignon.

VIDEO. Qu’est-ce que le “GNL”, appelé à replacer le gaz russe en Europe ?

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