“On n’a plus peur du vide, on veut prendre la parole quand on a des trucs à dire”, assure Oli de Bigflo & Oli

Après 3 albums, all vendus à des centaines de milliers d’exemplaires, les rappeurs toulousains Bigflo & Oli sortent ce vendredi un nouvel opus intitulé Les autres, c’est nous. Après une pause d’un an et demi, les deux frérots reviennet avec 21 titres, oscillant between rap et morceaux plus ouverts sur la variété française, agrémentés par des “feats” dont un de Francis Cabrel.

Ce soir, ils sont à l’Accor Arena de Paris pour les devoiler à leur public. Olivio, aka Oli, est revenue pour 20 minutes sur ce nouveau project, et ceux qui vont suivre.

Vous revenez avec a new album après un an et demi de pause. Est-ce que ça ne vous a pas manqué l’euphorie de la scene ?

C’était un peu particulier comme période pour nous, mais on avait tellement fait, on avait besoin de ce temps-là, de rester dans un endroit plus de dix jours. On avait envie de se retrouver en tant qu’auteurs, de passer du temps à juste écrire, à réfléchir sur les histoires que l’on voulait raconter. On est parti en pause quand all s’est arrêté avec le Covid, donc you coup on ne s’est pass senti en margin. Et puis après sur la fin, au bout d’un peu plus d’un an, le temps se faisait long, on était coupé du public, on ne publiait plus rien sur les réseaux.

Après ce black-out complete sur les réseaux sociaux, n’est-ce pas dur de devoir se reconnecter ?

On a little change notre vision et notre rapport à tout ça. On est moins dessus, aujourd’hui on n’a plus peur du vide sur les réseaux si on ne publie rien. On n’a rien posté durant près de deux ans, on est income et on a eu des millions de vues. C’est rassurant de voir qu’il ya un public qui est fidèle et qui nous suit. On se dit qu’on préfère se concentrer sur l’artistique, sur l’écriture des chansons plutôt que faire des stories qui ne servent pas à grand-chose. On veut prendre la parole quand on a des trucs à dire.

Des trucs à dire, comme dans “Sacred Bordel”, le premier titre qui parle de l’identité française, sorti juste avant le premier tour de la presidential ? Est-ce important de vous engager sur le terrain politique ?

Je crois qu’on avait cette envie. On se sentait plus légitime qu’à une certaine époque, en raison de nos âges. On voulait aborder des sujets de société un little plus profonds, un little plus engaged. C’est engage d’avouer que parfois on est perdus, que parfois on se pose des questions. On avait envie de mettre des mots qu’on a beaucoup entendus de notre génération, de revenir avec du fond, on a profité des élections pour sortir Sacré Bordel parce qu’on s’est dit que c’était le seul moment où les jeunes en France se posaient un peu ces questions-là. C’était le moyen parfait de revenir différemment aussi.

Est-ce qu’il donne la tonalité de l’album qui sort ce vendredi ?

Il plane un sentiment de liberté au dessus de ce projet-là. On a pris le temps de regarder le monde un little sous tous ses axes. La pause nous a amenés dans de l’introspection, on a beaucoup disséqué notre identité, notre career. Each pense a La lettre à nos grands-parents qui abordent les differences between the generations. On s’est lâchés grace à notre expérience, rassurés aussi d’avoir fait trois albums qui ont cartonné. On a pu faire une petite chanson comme Lili ou sept minutes de rap en intro comme La vie d’apres. On each parler à des publics différents en inviting plein d’artistes qui n’ont pas forcement à voir les us avec les autres. On est redevenu Florian et Olivio, come à l’époque, tous les deux dans le studio à Toulouse. Cela a donné ce projet riche avec beaucoup de choses différentes.

Il ya à nouveau plusieurs feats avec Julien Doré ou Vald. Et Francis Cabrel. Cela at-il été dur de le convaincre ?

Finalement cela a été presque le plus simple, cela a été naturel et ça prouve bien la classe de la légende qu’il est. Il ya deux ans, juste avant le Covid, il nous a invites à un concert, dans la petite salle du village d’Astaffort. On a partage avec lui, on a chante Domage. Et puis on s’est donné des nouvelles. C’est quelqu’un de super ouvert, malgré la difference d’âge, de super curieux. Il est à l’écoute, et sans faire le jeune con, c’est assez rare chez des mecs de sa generation qui ont souvent un little tout vu. Lui comprend qu’il ya different points de vue, que des choses ont évolué. Il nous a offert ce magnifique refrain [pour Trèfle] Autour du trèfle à 3 feuilles pour les gens qui ont moins de chance, un morceau avec un peu d’espoir. Cela a été un moment vraiment unique pour nous.

From the album cette ouverture moins rap est de plus en plus prégnante. Est-ce voulu ?

J’ai l’impression que le temps nous a donné un peu raison. Des choses qui ont pu être un peu mal vues au debut dans le rap, en mode « qu’est-ce qu’ils font ? », c’est de l’incompréhension qu’on a pu avoir à un moment donné. Maintenant, le rap s’est vraiment ouvert et on paraît moins des ovnis parce que les choses se sont détendues. On a vu des mecs comme Gims sortir du cercle rap, je pense à son morceau avec Vianney. C’est de moins en moins fermé, il ya de moins en moins de barrières entre les genres musicaux. Pour nous, ça a toujours été une envie d’ouvrir, d’assumer plein d’influences, de pouvoir s’autoriser des chansons assez simples à reprendre.

A moins de 30 ans, vous avez quatre albums à votre actif, rempli des stades, participé à un show télé, lancé votre marque de vêtements, fait l’objet d’un docu Netflix. Qu’est-ce qu’il vous reste comme rêves à realiser ?

Il en reste de plein, mais le rêve ultime pour nous, c’est que ça dure. On a realized plein de choses et maintenant on rêve de pouvoir continuer à remplir des grandes salles, d’avoir ce public-là. C’est bien parti, mais on ne sait jamais de quoi l’avenir sera fait. On a lancé un festival, c’est un rêve de gosses de pouvoir réunir plein de gens autour de la musique. On a l’envie d’écrire un film, on travaille dessus depuis quelques années, mais ça prend du temps. Pourquoi pas faire un jour aussi de la musique en langue espagnole. Heureusement, les rêves, on en trouve à chaque fois qu’on en réalise un. Et on ne s’interdit rien.

Vous nous avez dit que vous étiez toujours dans la vraie vie dans vos précédents albums. Qu’est ce qui a le plus changé malgré tout avec le succès ?

Ce qui a le plus changé, c’est d’accepter qu’on ait évolué sur plein de choses. On an also accepté d’être tous les deux différents sur plein de points, parfois on est meme pas d’accord sur certaines visions de la vie. On a la chance d’être bien entouré, on lutte toujours pour garder les pieds sur terre. Je tends à croire que pas grand-chose a changé, si ce n’est d’accepter certains petits changes de visions, de points de vue. On revient dans l’album sur certaines choses, on dit qu’on a évolué.

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