Polémiques antisémites au festival Hellfest – Liberation

Alors que le festival de musique metal est épinglé pour avoir programmé un groupe polonais lié à la mouvance black metal néonazie, un bénévole a été photographié portant des tee-shirts aux inscriptions antisémites sur une des scenes de la manifestation.

Ca fait tache. Depuis lundi 20 juin, deux photos prizes lors d’un concert au Hellfest ont fait leur apparition sur Twitter. On y voit un homme arborant, sur l’une des scenes du festival (la “Warzone”), deux tee-shirts successifs aux messages antisémites. Le premier est flanque d’un grand “Qui?” avec a myriad of points d’interrogation, reference to the question qui brule les levres des antisémites, comprendre : «Qui est derrière tout ça ? Evidence, ce sont les juifs.” Sur le second est écrit “goy” mot yiddish designant communément les personnes n’étant pas de confession juive. Des vêtements commercialisés via the boutique en ligne d’extrême droit Kontre Kulture et régulièrement portsés, among other things, par l’ideologue negationniste et conspirationniste Alain Soral.

Le Hellfest, qui se déroule du 17 au 26 juin, est, cette année, le plus grand festival français en termes d’entrées payantes. Ne souhaitant pas alimenter la polemique et n’étant pas toujours en bons terms avec les medias, l’équipe du festival n’a pas souhaité s’exprimer. En off, pourtant, il est certifié que l’homme en question n’est ni un salary de l’événement ni un technicien embauché, mais l’un des 7 000 bénévoles. Il aurait été finalement repéré par des membres des équipes techniques puis éconduit du site, et aurait vu son pass désactivé immédiatement. «Il n’est plus present sur le Hellfest, point barre. La reaction a été très claire», at-on confié à Liberation.

“Tatouages ​​un bizarre”

L’une des photos a été prize pendant le concert du groupe punk français Washington Dead Cats. Son chanteur et leader historique, Mat Firehair, confie : «Nous avons toujours été impliqués dans les movements antifascistes. Ça dure depuis trente-huit ans. On est très alertes sur ce genre de choses. Dans nos contrats, on interdit l’entrée de nos concerts à toute personne se presentant avec des insignes fascistes ou racistes. On a toujours été clairs. Mais comment appliquer cela à un festival réunissant plus de 200 000 persons ?» Le problem, c’est que les references “Qui?” etc «Goy» arborés par ce bénévole ne sont pas connues de tous et peuvent passer inaperçues aux yeux d’une communauté pourtant vigilante.

Les concerts sur la scene Warzone sont retransmis en direct via des écrans géants ainsi que sur Arte. Par consequently, les personnels techniques, bénévoles compris, se doivent de porter des tee-shirts entièrement noir, par discrétion. C’est cette entorse au règlement qui a attiré l’attention des responsables. «Ils ont also remarqué qu’il avait des tatouages ​​un peu bizarresexplicit Mat Firehair. Alors, ils l’ont viré. Ce qu’il faut savoir, c’est que l’extreme droite se camoufle de plus en plus. Ça n’alerte plus vraiment les gens, on ne fait plus attention aux références.»

“Thèmes obsessifs et dérangeants”

Si the festival semble avoir pris des mesures concernant ce dernier incident, le Hellfest est montré you doigt pour avoir programmé le groupe polonais Mgła, régulièrement accusé de faire partie de la scene National Socialist Black Metal (NSBM). En somme, d’être des neo-Nazis. The formation s’est déjà produite au Hellfest en 2016, au festival Motocultor en 2019, vient de remplir plusieurs salles en France, dont la Machine du Moulin rouge, à Paris, et a déjà joué dans plusieurs Smac, des salles publiques dédiées aux musiques news. Mais le groupe never fermement tout lien avec les mouvances néonazies.

En 2000, I’un de ses membres sortait un project musical intitulé mortuary, comportant, among other things, une chanson nommée Jew free, du nom des zones “libres de juifs” décidées par le IIIe Reich pendant la Seconde Guerre mondiale. Contactés, les interests explicitly avoir à l’époque “Explore the dehumanization” «sans la glorifier», evolving as a genre in a musical “Exploring the tradition of themes obsessifs et dérangeants”. Par le passé, a photo montrait l’un des musiciens de Mgła sur scene arborant ce qui ressemblait fortement au logo du groupe français Peste noire, intimement lié aux idéologies d’extrême droite nationaliste et néofasciste. D’après plusieurs sources, ce musicien ne ferait plus partie de la formation, ce que nous n’avons pas pu vérifier. Pour l’agence de booking française du groupe, «Mgła est un groupe ni politique ni politisé. Il n’y a donc rien d’abnormal à ce qu’il soit à l’affiche de concerts et de festivals comme le Hellfest». Le festival ne program pas moins de 350 groups sur sept jours cette année.

Mgła a par ailleurs sorti tous ses albums (quatre depuis 2008) on the label Northern Heritage Records fondé par Mikko Aspa, musicien finlandais ouvertement néonazi et figure du mouvement NSBM dans son pays, qui se produit également sous le nom de Clandestine Blaze. En 2014 in Helsinki, it’s invited by Mgła a jouer avec eux sur scene, a video available on YouTube et vue plus de 100 000 fois avait immortalisé ce moment.

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